
Quelles sont les maladies et prédispositions de l’akita ?
Vous avez le projet d’adopter ou d’acheter un akita inu ou américain pour l’intégrer dans votre famille. Pour mener à bien ce projet, il est essentiel de vous informer sur l’akita, ses maladies et ses prédispositions. Grâce cette recherche, vous pourrez accueillir un chien dans votre vie en sachant dans quoi vous vous embarquez.
Quelles sont les maladies de l’akita ?
L’akita inu et américain peuvent être affectés par les mêmes maladies et prédispositions. Néanmoins, l’akita américain a généralement une ossature plus musclée et plus lourde que l’akita inu. Ainsi, l’akita américain peut-être plus atteint par les troubles articulaires que l’inu. Les maladies de l’akita sont le plus souvent l’arthrose et la dysplasie de la hanche et du coude. D’autres pathologies touchent cette race japonaise, telles que le VKH, l’adénite sébacée, la dermatite atopique, le retournement d’estomac et l’hypothyroïdie.
Le VKH, une des principales maladies de l’akita
Le syndrome de Vogt Koyanagi Harada (VKH) est une maladie de peau et des yeux que l’on retrouve chez l’humain et l’animal. Cette affection auto-immune est également nommée syndrome uvéo cutané ou syndrome uveodermatologique (SUD). L’akita est fortement touché par cette maladie, tout comme les races nordiques, les bergers australiens et les léonbergs. De plus, le samoyède et le husky de sibérie sont également touchés par cette prédisposition. Cette pathologie est apparue au Japon dans les années 70. (L’Eden des Shokou) À ce jour, elle est incurable, puisqu’il n’existe pas de traitement permettant de la soigner. Malheureusement, ce syndrome présente une espérance de vie pour l’animal qui ne dépassant pas les 3 ans.
Causes et symptômes du VKH
La cause serait un état de stress sur l’organisme de l’animal. Le système immunitaire est défaillant et s’attaquer ainsi aux cellules responsables de la pigmentation des animaux. Les premiers symptômes apparaissent entre les 6 et 18 mois du toutou.
Le premier signe est une uvéite sévère, plus spécialement une dépigmentation des yeux. Si elle n’est pas soignée, l’uvéite peut évoluer vers un décollement de la rétine, une cataracte, un glaucome, voire la cécité. L’uvéite provoque une forte sensibilité à la lumière. De surcroît, l’animal peut souffrir de démangeaisons, de rougeurs ou de suintements avec un ressenti très douloureux. Une hypothyroïdie peut se développer en même temps que l’uvéite.
Ensuite, le processus de dépigmentation atteint la peau, appelé leucodermie, celle-ci débute sur la truffe et le visage. Enfin, le processus va agir également sur le pelage et les muqueuses.
L’adénite sébacée fait partie des maladies principales de l’akita
L’adénite sébacée (AS) est une maladie inflammatoire et auto-immune héréditaire. Elle date de 1986 et n’est pas encore très connue des vétérinaires. La peau de votre compagnon poilu contient du sébum, sécrété par les glandes sébacées. Ce sébum est une barrière lipidique qui protège l’épiderme du toutou et l’empêche de se dessécher. Lorsque les glandes sébacées se détériorent ou s’enflamment, cela peut entraîner de graves conséquences pour la zone cutanée du chien. Le stress, l’atopie (allergie) et un système immunitaire défectueux peuvent causer l’adénite sébacée.
Les signes de l’adénite sébacée
Les symptômes se manifestent vers les 15 mois à 5 ans du toutou, voire plus tard. Les mâles sont plus à risque que les femelles. Beaucoup de races peuvent être touchées, mais l’akita présente une forte prévalence.
Cette détérioration des glandes sébacées induit une perte de poils, une peau plus grasse, des démangeaisons, voire une infection bactérienne (Pyodermite). Par ailleurs, des squames peuvent se former sur le pelage, ce sont des croûtes de poils collées ensemble. Généralement, le dos, le visage, les tempes, la queue et les oreilles sont touchés. Toutefois, il est possible que tout le corps le soit. Le pelage est perçu de mauvaise qualité, noir et sentant mauvais. Votre compagnon canin peut perdre du poids et avoir de la fièvre. Pour finir, une alopécie de la queue peut également se former.
Quels sont les soins pour soulager l’adénite sébacée ?
Il n’existe pas de traitement permettant d’éradiquer ou de soigner l’AS, mais il existe des soins pour la soulager un peu. Des soins naturels à base de bains d’huile peuvent apaiser les symptômes de l’AS. Vous pouvez compléter ces soins par des shampoings spéciaux squames et manchons folliculaires. De plus, il est possible d’utiliser des immunomodulateurs, de la vitamine A, ainsi qu’une alimentation riche en acides gras essentiels. (Monvt.eu)
Dermatite atopique
Cette inflammation chronique de la peau, de type allergique, est également nommée atopie. Cette pathologie se déclare le plus souvent après une réaction allergique à une piqûre de puce. Les animaux développent des anticorps pour se protéger des antigènes environnementaux, alimentaires ou microbiens. Cette atopie n’est pas contagieuse, mais héréditaire. (Cabinet VetDerm) La race akita inu et la race akita américain sont bien évidemment sensibles à cette pathologie.
Symptômes de la dermatite atopique
Les animaux se lèchent ou se grattent excessivement, formant des rougeurs dues à ces démangeaisons. Des plaies, des boutons ou des pustules peuvent provoquer un épaississement de l’épiderme, une pigmentation et une modification du pelage. En outre, les zones les plus affectées sont la tête (oreilles et babines), les parties génitales, l’anus, les pattes et les zones présentant des plis de peau (Aine, inguinal, coude, jarret).
Ils apparaissent généralement avant les 3 ans des animaux et à partir de leur 6 mois. D’ailleurs, cette allergie peut provoquer des otites. Certains toutous peuvent produire du sébum de manière excessive, rendant la barrière cutanée très grasse et malodorante.
Soins pour l’atopie
L’atopie ne se guérit pas, mais elle n’est pas mortelle. Ainsi, il aura toute sa vie des soins à faire pour soulager ses symptômes.
Dans un premier temps, il faut administrer des antiparasitaires en continu à votre compagnon poilu. Il sera protégé contre d’éventuelles allergies aux piqûres ou à la salive des puces. En complément, des soins cutanés (spray, shampoing, lotion, etc.…), des antibiotiques et des antifongiques peuvent être utilisés.
Dans un second temps, des médicaments peuvent être prescrits, tels que des corticoïdes, des antihistaminiques, des immunomodulateurs ou des inhibiteurs de cytokines. Votre véto peut les administrer aussi par injection dans le cadre d’une immunothérapie. Tous ces traitements seront adaptés à chaque toutou selon leurs réactions thérapeutiques. Ensuite, un processus de désensibilisation pourra être mise en place pour chaque allergène détecté. Ce protocole nécessite des injections mensuelles, qui auront de réels effets aux bout de 6 à 12 mois minimum.
Dans un troisième temps, une thérapeutique par “ hydratation et apport en composants lipidiques naturels ” pourra être utilisée. (Vétérinaire Nicea) Des médicaments à base d’acide gras essentiels ou pour le microbiote cutané et intestinal peuvent être ingérés par votre ami poilu. La phytothérapie peut compléter ces médicaments. De plus, une alimentation de qualité, composée d’acide gras essentiels et de protéines, évite l’inflammation et contribue à sa reconstitution. Si le canidé a une allergie alimentaire, un régime hypoallergénique peut être utile.
La luminothérapie est une nouvelle thérapeutique qui permet une cicatrisation plus rapide et une gestion des infections bactériennes. Ainsi, l’usage de médicaments sera également réduit.
Dysplasie de la hanche et du coude
La dysplasie signifie le développement anormal d’une articulation. Elle est aussi appelée dysplasie coxo-fémorale. Dans ce cas, ce sont la hanche et le coude du chien qui sont concernés. C’est une maladie héréditaire qui demande à être surveillée. D’ailleurs, les éleveurs doivent tester systématiquement les parents reproducteurs pour veiller à la bonne santé des chiots.
Symptômes et signes de la dysplasie
Elle peut provoquer une boiterie accompagnée de douleurs, voire d’une raideur de l’articulation. Certains chiens peuvent montrer une hésitation à se mouvoir ou adopter une démarche “chaloupée.” La dysplasie peut entraîner de l’arthrose, rendant la marche du chien difficile, voire impossible. Ces signes peuvent se manifester entre 4 et 7 mois chez le chiot. Quand la croissance est terminée, les symptômes peuvent se calmer puis réapparaître vers ses 3 à 5 ans. Heureusement, l’animal ne risque pas sa vie et son pronostic vital n’est pas menacé.
Causes de cette affection articulaire
Les causes favorisant cette maladie articulaire sont :
Le traitement de cette affection coxo-fémorale
Le traitement et les soins de cette maladie sont semblables à ceux de l’arthrose chez le chien. Il s’agit, notamment, de l’utilisation de chondroprotecteurs pour réduire les effets de l’arthrose sur les cartilages des articulations. Ensuite, il est important de pratiquer une activité régulière, mais modérée, ainsi que surveiller le poids de votre ami canin. Etablissez le poids de forme de votre chien avec votre vétérinaire pour éviter d’aggraver ses problèmes articulaires. Pour finir, veillez à le protéger de l’humidité et du froid, qui jouent un rôle important dans l’arthrose. Grâce à toutes ces mesures, vous pourrez soulager votre chien de l’arthrose au quotidien.
Hypothyroïdie
Cette maladie endocrinienne peut être congénitale, mais cela est assez rare. Elle apparaître surtout avec le temps chez le toutou. L’hypothyroïdie est un taux d’hormones thyroïdiennes plus bas que la normale. Cette diminution peut être due à une atrophie progressive de la glande thyroïdienne des animaux. Elle peut également être due à la présence de lymphocytes dans la glande thyroïde, la modifiant pour protéger le système immunitaire. (Kensha)
L’animal manifestera de la fatigue, une prise de poids, une perte de poils, de l’agressivité, un changement de comportement et une peau sèche. Ces symptômes surviennent vers les 4 à 10 ans des toutous et touchent principalement les grandes races de chiens. Il existe un traitement à base d’hormones thyroïdiennes pour réguler, combler le manque et ramener la thyroïde à la normale.
Retournement d’estomac, une prédisposition de l’akita
Cette prédisposition est le “syndrome dilatation-torsion de l’estomac ” (SDTE) (Santé Vet) Les aliments, liquides ou gaz présents dans l’estomac sont bloqués. De ce fait, ils ne peuvent pas être digérés, régurgités ou évacués de l’estomac. L’estomac se gonfle et se retourne par torsion. La circulation sanguine est également bloquée dans cette zone. La rate et ses vaisseaux sanguins peuvent être affectés par cette torsion. Si cela entraîne une rupture, une hémorragie interne peut survenir. Dans le cas où la veine cave est comprimée, elle peut produire un état de choc chez le toutou. Ainsi, le pronostic vital du toutou peut être engagé. Ainsi, vos compagnons poilus entrent en urgences vitales chez le véto. (Ultra premium direct)
Les signes cliniques incluent une envie de vomir, agitation, hypersalivation, difficulté à respirer, tachycardie, muqueuses pâles, fatigue ou coma. La distorsion de l’abdomen sera visible de l’extérieur. Si ce syndrome n’est pas traité, il entraînera la mort de votre compagnon canin.
Pour prévenir cette prédisposition, il est préférable de nourrir vos animaux après les balades, sa digestion sera plus sereine et sécure.
Les causes du SDTE
L’akita fait partie des chiens prédisposés à subir ce phénomène. De plus, les canidés qui ont un abdomen assez profond sont plus à risque, tels que le dogue et berger allemand, le saint bernard, le grand caniche, le golden retriever, le braque de weimar, et bien d’autres races canines. Même si la SDTE a une cause héréditaire, d’autres causes comme l’alimentation, le stress et l’effort physique intense contribueront à son apparition. (Vétérinaire maurin)
Sauver le canidé du SDTE
Amenez immédiatement votre ami canin chez votre véto. Il l’oxygénera pour aider sa cavité respiratoire et son système sanguine. Des perfusions peuvent aider le toutou à réduire son état de choc et à réguler sa pression sanguine. Un électrocardiogramme (ECG) sera réalisé. La radiographie permet de confirmer la présence ou non de ce syndrome. Un bilan sanguin et une échographie peuvent être pratiqués en plus de la radio.
Le véto introduit une sonde spéciale par la gueule du toutou ou une aiguille dans l’abdomen. Cette procédure l’aide à expulser l’air emmagasiné. Ce sondage oro-gastrique permet de vider et rincer l’estomac du toutou. Ensuite, une intervention chirurgicale sous anesthésie générale sera effectuée si des tissus sont endommagés et s’il y a bien une torsion. Le but est de remettre l’estomac à l’endroit et de retirer les parties abîmées. Pour éviter toute récidive, il peut procéder en même temps à une gastropexie, c’est-à-dire attacher l’estomac à la rate. Les animaux doivent se reposer pendant plusieurs semaines.
Quels examens permettent de détecter les maladies de l’akita ?
Il est primordial de tester les chiens chez les éleveurs pour éviter de transmettre les gènes de ces maladies aux prochaines générations de chiots. Ainsi, l’objectif est de réduire le nombre d’inu et d’américain atteints par ces pathologies. Si vous constatez des symptômes anormaux, faites dépister votre toutou pour écarter toute inquiétude et le soigner en cas de maladie avérée.
Dépistage de la dysplasie
Le dépistage doit avoir lieu au 1 an du chien, avec une radiographie des hanches sous anesthésie générale. Cette radiographie est transmise au club de la race, qui évalue, de A à E, le stade de la maladie. Les stades A et B indiquent que le chien n’a pas de dysplasie. Les chiens au stade D (stade moyenne) et E (sévère) ne peuvent pas se reproduire. Ils doivent suivre le traitement prescrit par le vétérinaire. Enfin, les chiens ayant le résultat C présentent une dysplasie légère. Ainsi, ils peuvent se reproduire à condition que ce soit avec un toutou du stade A. (Tenshiyo Kensha)
Il est essentiel de tester chacun des akitas si vous souhaitez faire de la reproduction. En effet, certains chiens ne présentent aucun symptôme, mais portent néanmoins cette maladie en eux. Ces chiens pourraient transmettre les gènes aux prochaines générations sans le savoir.
Tester le VKH
Seuls l’analyse sanguine et la biopsie de la peau permettent de diagnostiquer cette pathologie auto-immune mortelle. Dans ce cas, il n’est pas possible de savoir à l’avance si votre toutou aura ce syndrome.
Détecter l’adénite sébacée
Pour détecter l’AS, le vétérinaire procède à un examen minutieux de l’épiderme et du poil. Ensuite, il réalise une biopsie de la peau pour confirmer ou infirmer son hypothèse. Comme pour le syndrome uveodermatologique, le diagnostic ne peut être posé qu’une fois que la pathologie apparaît. En effet, deux parents ne portant pas les gènes de ce trouble pourraient engendrer des chiots atteints d’AS et d’autres non.
Déceler la dermatite atopique
La détection de la dermatite atopique se fait par l’examen clinique du canidé. Le filtrage et l’élimination progressive d’autres pathologies cutanées aideront à valider le diagnostic de l’atopie. De plus, le doute sera totalement écarté si le toutou répond favorablement aux traitements prescrits. De ce fait, il n’existe pas de dépistage pour cette pathologie. Toutefois, il est fortement conseillé de ne pas reproduire des toutous atteints pour éviter d’avoir des chiots malades.
Diagnostiquer l’hypothyroïdie
Tout d’abord, le vétérinaire manipule le canidé en positionnant sa tête vers le haut. Il pourra palper le larynx et la trachée du toutou afin de localiser les lobes de la thyroïde. Ensuite, il effectue une échographie de la glande thyroïde pour évaluer sa taille, sa morphologie et sa localisation. De plus, une scintigraphie thyroïdienne peut compléter son exploration de la glande, notamment s’il s’agit d’une pathologie congénitale. En complément, un bilan sanguin complet et spécifique peut être réalisé pour analyser la TSH, le profil lipidique (cholestérol) et les hormones thyroïdiennes (T4 libre et totale). (Vetopedia)
Comment prévenir ses maladies chez l’akita ?
Nous vous recommandons de demander à l’éleveur les dépistages réalisés sur les parents reproducteurs des chiots. Si l’éleveur refuse de vous les fournir, fuyez et recherchez un autre élevage. L’éleveur doit être transparent et éthique concernant les origines, la santé et la génétique des chiots et de leurs parents. Ainsi, vous réduisez le risque de mauvaises surprises et d’avoir un chien en mauvaise santé.
Si l’akita que vous souhaitez adopter est en refuge, vous pouvez demander aux bénévoles et au vétérinaire des informations médicales. En outre, vous pouvez leur demander si des dépistages ont été réalisés et leurs résultats. Le plus souvent, ils ont accès à ces informations, mais il arrive que ce ne soit pas le cas. Ainsi, le vétérinaire peut réaliser des tests pour déterminer si l’akita présente des maladies ou des affections génétiques ou congénitales.